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Il évite l'enlèvement en se faisant passer pour un Québécois

Publié le par Poirier Nicolas

Une anecdote incroyable. Et tant pis si je sature votre mur en ce grisâtre dimanche après-midi.
http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2014/04/20140426-221753.html

Sur l'agression de Lille.

Publié le par GrandNicolas

Cette semaine, une jeune fille a été agressée dans le métro à Lille par un type en état d'ébriété, qui l'a poursuivi pendant 30 minutes devant les passagers qui pire que rester indifférents, se sont soigneusement mis à l'écart sans intervenir.

Pour moi, le problème est hélas simple.

On en arrivé à un stade dans ce pays où l'on a tellement plus confiance d'un en les forces de sécurité, deux en la justice, que hélas, le bon sens commande effectivement de se mettre à l'écart.

Pourquoi ?

Mettons nous à la place une seconde de l'un de ses passagers témoins de l'agression. Celle-ci se produisant dans le métro, il est fort probable que le réseau ne passait pas, et qu'il aurait été impossible de joindre la police au téléphone. Pire, si le réseau passait, le témoin aurait été confronté à cette si charmante musique d'attente de la police nationale, pendant laquelle il aurait pu à loisir ravir ces oreilles pendant que l'agresseur continuait sa sinistre activité. Quand enfin une voix charmante aurait répondu au téléphone, on lui aurait demandé de décliner son identité et de décrire la situation dont il était témoin. Ce qui donnerait quelque chose dans ce genre :
"Bonjour, je me nomme Eric Tartampion. Pardon ? Mon adresse ? C'est vraiment indispensable ? Bon, j'habite 7 rue de Quinquampoix, Lille. Oui, j'appelle car je suis témoin d'une agression. Pardon ? Vous m'entendez mal ? OUI, JE DISAIS QUE JE SUIS TÉMOIN D'UNE AGRESSION SOUS MES YEUX DANS LE MÉTRO ET DÉSOLÉ LE RÉSEAU PASSE MAL ET AH ? JE CROIS QUE JE SUIS LA NOUVELLE VICTIME DE L'AGRESSEUR QUI APPRÉCIE MOYENNEMENT QUE JE VOUS APPELLE ... tut ... tut ... tut".

... Dites moi que j'exagère ?

Imaginons qu'il y'ait eu un plus courageux que la moyenne dans le tas, et qui se soit interposé directement. Sans parler du fait qu'il risquait très fortement de prendre un très mauvais coup (l'agresseur étant muni d'une bouteille qu'il utilisait comme arme), et que dans ce cas, s'il s'en sortait vivant, il se serait retrouvé obligé de prendre un congé maladie pour s'en remettre qui d'un lui aurait faire perdre de l'argent, deux aurait pu indisposer son employeur (ce qui passe toujours mal à une période de chômage à 11%, en augmentation régulière). Plus rigolo (sic), s'il avait frappé un peu trop durement l'agresseur, celui-ci aurait pu comble de l'ironie porter plainte contre lui, et il aurait pu être amené à devoir l'indemniser. Sans parler du fait que étant donné la nationalité d'origine de l'agresseur, il aurait même pu être accusé de l'avoir frappé un peu trop durement par racisme ordinaire. Même si probablement que sur cette dernière hypothèse, je m'emballe un peu.

Je suppose que j'irais beaucoup trop loin en rappelant que d'une certaine manière, on a fait d'un héros national un type venu agresser en surnombre au nom de l'extrême gauche une petite bande d'extrême droite. Celui qui l'a tué avait certes pris un premier coup dans le dos juste avant de riposter, mais bon, la légitime défense semble lui avoir été refusée.

Donc mauvais exemple, vous en conviendrez.

Plus prosaïquement, la liste que vous trouvez-ici d'affaires de légitime défense prouve surtout une chose : ce n'est pas tout d'invoquer la légitime défense, il faut encore un subir un procès dans lequel vous allez devoir la faire valoir, et dans lequel vous risquez qu'elle vous soit refusée. Si vous intervenez dans une bagarre, même à bon droit, voilà ce qui vous attend. De quoi vous refroidir, non ?

Pour en revenir à notre histoire.

Bref, je faisais remarquer que celui qui intervenait en appelant la police, ou mieux, en intervenant directement, devenait à la fois une cible, mais en plus, pouvait craindre de rester seul en premières lignes pendant très longtemps, trop, avant d'espérer que comme dans un mauvais western, la police n'arrive comme la cavalerie, trop tard.

A ce sujet, j'ai été personnellement confronté deux fois de mémoire dans une situation plus ou moins similaire. La première fois, des types alcoolisés, heureusement que 3 face à la quinzaine de jeunes que nous étions, avaient cherchés à s'incruster à la soirée où nous étions. Nous avons réussi à les retenir malgré leurs menaces très concrètes dans le couloir, pendant que d'autres appelaient la police. Ils n'ont jamais été retrouvés, et pour cause. Après avoir défoncé à coup de pied la porte, ils se sont enfuis, la police n'étant joyeusement arrivée que 3h après. Oui, 3h.

La deuxième fois, nous étions un petit groupe à marcher dans la rue, quand une femme sortit précipitamment d'un immeuble, et se jeta sur nous en nous disant qu'elle était poursuivie par son conjoint qui la frappait. Celui-ci sortit pile alors de l'immeuble, et se jeta sur elle. Nous nous interposions, ce qui demandait une certaine témérité, sinon inconscience, le type étant une montagne de 2m de haut, avec la corpulence de Stalone dans ces bonnes années. Appelée, la police arriva la encore 30 minutes après le début de la scène, 30 longues minutes pendant lesquelles le type nous menaça, la menaça, bref, 30 minutes très pesantes. Et le drame dans cette histoire ? C'est que vu l'attitude soumise et fataliste de la femme, je n'ai pas le moindre doute sur le fin de mot de l'histoire : elle a très probablement du retourner avec lui dès qu'il est revenu du commissariat. Je ne critique pas, enfin si, mais disons que c'était juste pour conclure que nous intervenions dans ce cas, très visiblement, de manière totalement inutile, car nous ne faisions que retarder l'inévitable. En prenant le risque de prendre un très mauvais coup, là encore.

Maintenant, attaquons-nous à la justice, ce glaive majestueux qui défend la victime et l'orphelin, voir les deux. J'ai déjà commencé à faire remarquer que cette justice pouvait, comble de l'ironie, se retourner contre le sauveteur que vous auriez pu être tenté d'être.
Mais le drame, c'est que cela ne s'arrête pas la. Les affaires sont aujourd'hui trop nombreuses de récidive, de personnes condamnées à du sursis, parfois du ferme, mais pas assez pour qu'il y'ait effectivement prison ferme. Le saviez-vous ? Si le juge ne prononce pas un mandat d'écrou dans son jugement, même s'il y'a condamnation ferme, alors le condamné reste libre, jusqu'à ce que le JLD ne lui indique de se présenter tel jour à telle maison d'arrêt. Souvent, quand la condamnation à de la prison ferme est inférieure à 1an, il n'y même pas d'emprisonnement, les prisons étant remplies.

Ainsi, l'agresseur, non content de prendre connaissance à l'audience au tribunal de votre identité, domicile, risque de ne pas finir en prison, ou pour une durée ridicule, et pourra à loisir venir vous "remercier" à votre domicile pour votre salutaire intervention, seul ou accompagné, à son libre choix.

Il ne vous restera plus alors qu'à appeler à l'aide.
Et aux autres, à réfléchir à la pertinence d'intervenir pour vous aider.


NB : Ma conclusion est simple. Tant que la crédibilité de la police et de la justice n'auront pas été restauré, et que ces dernières ne seront plus craintes par ce type de malfrat, alors les cas comme celui de Lille se multiplieront, et surtout, les passagers seront toujours plus incités à ne pas intervenir. Déjà, ce qui aiderait grandement, ce serait, comme à Londres, un numéro consacré aux agressions dans le transport en commun, permettant par appel ou par sms de prévenir la police, et que celle-ci intervienne au grand maximum dans les 10 minutes. Et enfin, il faut en finir avec la "petite musique d'attente police nationale" qui rend fou celui qui a un besoin d'urgence d'intervention, et en finir avec ce protocole idiot qui demande à ce qu'on décline une identité avant même de s'interroger sur l'urgence de l'intervention requise.

NB2 : Vous trouverez ici quelques exemples de cas ou la légitime défense a été plaidée. Ce qui veut dire que malgré les faits, très clairs, la victime a du subir un procès, quand bien ce dernier a abouti à sa relaxe, ce qui lui fait une belle jambe.

Pourquoi les témoins d'agression n'interviennent-ils pas (toujours)? | Slate

Publié le par Poirier Nicolas

Qu'avez-vous pensé de cette histoire ? Il est facile de reprocher aux témoins de ne pas avoir bougé, mais pour moi, le problème est surtout qu'il est impossible d'espérer une arrivée rapide de la police pour venir aider en renfort. Déjà, rien que d'arriver à l'avoir au téléphone, il est déjà souvent trop tard. Au passage, à quoi servait la vidéosurveillance si en 30 minutes, elle n'a pas permis l'envoi de policiers ?
http://www.slate.fr/france/86391/non-intervention-agression

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Publié le par Poirier Nicolas

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Publié le par Nicolas Poirier

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Publié le par Poirier Nicolas

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Publié le par Poirier Nicolas

Après les misérables petits 10km d'hier, je suis dans le même état aujourd'hui que Thierry Lhermitte dans le diner de cons. Bref, j'agonise derrière mon PC. L'idée n'est pas de me plaindre, mais de dire à tous mes amis qui ont couru un jour un marathon :

Tas de masos.

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