Overblog Tous les blogs Top blogs Marketing & Réseaux Sociaux Tous les blogs Marketing & Réseaux Sociaux
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

RT @s_assbague: Quand tu te rends compte que...

Publié le par Nicolas Poirier

Publié dans HeHoLaGauche

RT @rubin: Je rappelle que les esprits qui ont...

Publié le par Nicolas Poirier

Publié dans HeHoLaGauche

Le Québec, 1er pays au monde sur la techno la...

Publié le par Nicolas Poirier

Tutoriel : configurer Facebook pour ne plus rien rater mais aussi pour voir seulement ce qui vous intéresse, et chronologiquement ? Facile.

Publié le par GrandNicolas

Facebook, on l'utilise depuis maintenant tellement longtemps que l'on ne croit plus nécessaire de s'intéresser à son fonctionnement. Sauf que de mise à jour en mise à jour, un certain nombre de paramètres ont été changé par les équipes de FB, au point que l'on s'y perd, quand on ne jette pas l'éponge et que l'on ne cherche plus à comprendre.

Par exemple, l'un des reproches le plus courant adressé au Facebook de 2016, et c'est d'ailleurs un constat que fait également Facebook sans qu'ils aient visiblement compris qu'ils étaient à la source du mal, est que l'on y trouve de moins en moins de contenus "personnels" sur son fil d'actualité. Il faut dire que depuis déjà quelques temps, Facebook a massacré ce fil, en commençant déjà par ne plus le rendre chronologique (ce que je trouve dément), mais aussi, en y affichant que certains contenus, sur la base de ce que l'algorithme maison pense pertinent de vous mettre sous les yeux. Le paradoxe, c'est qu'à force de "pertinence", vous ne voyez finalement que toujours les mêmes personnes ou pages, et ratez beaucoup, beaucoup de contenus pourtant publiés par vos autres contacts, qui vous auraient intéressés, mais que FB n'aura jamais jugé utile de vous mettre sous les yeux.

Voici donc un tutoriel pour configurer Facebook de telle manière à ce que vous preniez à nouveau plaisir à y lire du contenu que VOUS aurez jugé pertinent, et de manière chronologique.

Tutoriel : configurer Facebook pour ne plus rien rater mais aussi pour voir seulement ce qui vous intéresse, et chronologiquement ? Facile.

1 - Sur votre page d'accueil, cliquez sur "Amis"

Tutoriel : configurer Facebook pour ne plus rien rater mais aussi pour voir seulement ce qui vous intéresse, et chronologiquement ? Facile.

2 - Cliquez sur "Amis proche"

Tutoriel : configurer Facebook pour ne plus rien rater mais aussi pour voir seulement ce qui vous intéresse, et chronologiquement ? Facile.

3 - Cliquez sur "Voir tout"

Tutoriel : configurer Facebook pour ne plus rien rater mais aussi pour voir seulement ce qui vous intéresse, et chronologiquement ? Facile.

4 - Commencez par supprimer de cette liste toutes les personnes que Facebook vous a automatiquement attribué comme "amis proches" et dont en fait, vous n'avez absolument aucune envie de suivre les pérégrinations. Ensuite, cliquez sur "Dans cette liste", et sélectionnez "Amis". Maintenant, ajoutez tous les amis que vous souhaitez suivre. Oui, ca peut sembler long, mais au moins, ce sera fait une fois pour toute !

Tutoriel : configurer Facebook pour ne plus rien rater mais aussi pour voir seulement ce qui vous intéresse, et chronologiquement ? Facile.

5 - C'est fait ? Vous avez maintenant organisé votre flux d'amis, passons maintenant au flux des pages. Revenez sur votre page d'accueil, cliquez à nouveau sur "Amis", et cette fois, dans la liste des flux proposés, prenez un flux automatiquement créé par Facebook et dont vous n'auriez pas l'utilité. Je vous recommande d'utiliser un flux professionnel ou celui correspondant à une étape de votre scolarité. Attention, n'utilisez surtout pas le flux famille, car il envoie des notifications automatiques à ceux que vous ajoutez dedans !

Tutoriel : configurer Facebook pour ne plus rien rater mais aussi pour voir seulement ce qui vous intéresse, et chronologiquement ? Facile.

6 - Normalement, ce flux est vide. Il s'agit d'une coquille oubliée par Facebook à l'occasion de l'une ou l'autre des mises à jour, mais que vous allez pouvoir utiliser. Ajoutez une première page de celles que vous suivez, réactualisez le navigateur, et cliquez ensuite sur "Voir tout".

Tutoriel : configurer Facebook pour ne plus rien rater mais aussi pour voir seulement ce qui vous intéresse, et chronologiquement ? Facile.

7 - Cliquez sur "Dans cette liste", et sélectionnez "Pages"

Tutoriel : configurer Facebook pour ne plus rien rater mais aussi pour voir seulement ce qui vous intéresse, et chronologiquement ? Facile.

8 - Sélectionnez toutes les pages et seulement les pages que vous voulez voir dans ce flux. Attention, ne vous sont suggérées ici que les pages que vous avez préalablement liké.

Tutoriel : configurer Facebook pour ne plus rien rater mais aussi pour voir seulement ce qui vous intéresse, et chronologiquement ? Facile.

9 - Cliquez maintenant sur "Gérer la liste", puis sélectionnez "Renommer la liste". Je vous suggère de la nommer "Mes pages Fav".

Tutoriel : configurer Facebook pour ne plus rien rater mais aussi pour voir seulement ce qui vous intéresse, et chronologiquement ? Facile.

10 - Revenez une dernière fois sur votre page d'accueil, cliquez à nouveau sur "Amis", et sur le petit bouton à droite de vos listes "Amis proches" et "Mes pages fav", cliquez sur "Ajouter aux favoris".

Tutoriel : configurer Facebook pour ne plus rien rater mais aussi pour voir seulement ce qui vous intéresse, et chronologiquement ? Facile.

11 - C'est fini ! Vous avez maintenant, aussi bien sur PC que sur tablette ou smartphone, les 2 icônes de vos amis proches et pages favorites qui apparaissent en premier. A partir de maintenant, plutôt que cliquer sur "fil d'actualité", cliquez sur ces 2 icônes quand vous voulez lire les contenus qui vous intéressent vraiment, ils apparaitront tous et chronologiquement :)

Enjoy ! :)


Article paru initialement sur Linkedin :

https://www.linkedin.com/pulse/tutoriel-configurer-facebook-pour-ne-plus-rien-rater-mais-poirier?trk=prof-post

Configurez Fb pour ne rien rater & voir...

Publié le par Nicolas Poirier

RT @TaniaKessaouti: Valérie Pécresse a raison:...

Publié le par Nicolas Poirier

Quand l'analyse des primaires démontre que Trump est le probable futur 45eme président des Etats-Unis.

Publié le par GrandNicolas

Alors que l'ensemble des analystes se sont -hélas- lourdement fourvoyés en croyant que la candidature Trump allait se dégonfler au moment des primaires Républicaines, ces mêmes analystes rédigent aujourd'hui de nouvelles belles chroniques dans lesquelles on peut les voir se rassurer à bon compte en disant que de toute façon, un Trump candidat des Républicains serait littéralement balayé par la candidature de la démocrate Hillary Clinton.

Comment est-il possible de se tromper aussi automatiquement en un temps aussi rapproché ?

Trump est le probable futur 45ème président des États-Unis, et si cette perspective est loin de me réjouir, je vais vous expliquer pourquoi, non pas sur une analyse partisane, sur du doigt en l'air et de la théorie fumeuse, mais plutôt sur une analyse complète des données dont on dispose aujourd'hui, et qui annoncent ce désastreux résultat.

Comme chacun sait, l'élection aux États-Unis ne se fait pas à la majorité des électeurs, mais à la majorité des grands électeurs par États. Ainsi, pour devenir président des États-Unis, il faut obtenir 270 de ces grands électeurs sur un total de 538. Ce nombre de grands électeurs est calculé par État en fonction de l'évolution démographique. Ainsi, le nombre actuellement attribué de grands électeurs de chaque État a été calculé sur la base du dernier grand recensement effectué aux USA, en 2010, et la répartition actuelle est la même que celle qui a été appliquée à l'élection de 2012 (Barack Obama réélu face à Mitt Romney). A noter que lors du dernier grand recensement, les États du Nord-Est ont perdu majoritairement des grands électeurs, au profit de ceux du grand Sud, ce qui aura son importance (j'y reviendrais).

Quand l'analyse des primaires démontre que Trump est le probable futur 45eme président des Etats-Unis.

Parlons maintenant des Swing States. Ce qu'il faut savoir, c'est que sur l'ensemble des élections présidentielles depuis 2000, un certain nombre d'états votent toujours pour le même parti. Ainsi, sur l'ensemble des 50 États constituant les États-Unis, et cela en 2000, 2004, 2008 et 2012, seulement 10 ont changé de couleur politique à au moins 1 reprise. Il s'agit des États du Nevada, Colorado, New Mexico, d'Iowa, de l'Indiana, Ohio, Floride, Virginie, Caroline du Nord, New Hampshire.

Quand l'analyse des primaires démontre que Trump est le probable futur 45eme président des Etats-Unis.

Ainsi, on peut prédire sans grand risque de se tromper que la prochaine élection se jouera toujours sur ces 10 seuls États, les 40 autres ayant une chance proche de zéro de changer de couleur. C'est important, car cela signifie que avant même le début de la campagne électorale, les démocrates partent à la présidentielle avec un potentiel de 242 grands électeurs déjà acquis, et avec seulement 28 de plus à conquérir sur ces fameux Swing States pour s'assurer de gagner la présidentielle. A coté, les républicains ne partent "que" avec un total de 180 grands électeurs déjà acquis, et donc un total de 90 supplémentaires à engranger pour gagner l'élection.

Quand l'analyse des primaires démontre que Trump est le probable futur 45eme président des Etats-Unis.

Sur le papier donc, l'élection se présente bien pour le candidat démocrate, probablement Madame Clinton.

Et pourtant, ce serait une grave erreur de croire que tout est gagné pour elle.

En effet, les Républicains ont clairement le vent en poupe. Ce qu'il faut voir, c'est que entre son élection de 2008 et 2012, le Président Obama a perdu 2 grands États, l'Indiana et la Caroline du Nord, soit un total de 26 grands électeurs (que je comptabilise aujourd'hui dans les Swing States, mais qui ont donc une forte probabilité de rester républicains). Également, il ne s'est imposé que de justesse en 2004 en Floride, Virginie et Ohio, également 3 États Swing States qui totalisent 60 grands électeurs, et qui penchent naturellement plutôt vers les républicains ! Pour résumer, sur le papier, un total de 86 grands électeurs semblent acquis au sein des Swing States pour devenir ou rester républicains ... et on se rapproche des 90 à atteindre. Mais ce n'est pas tout.

Maintenant, étudions les primaires républicaines et démocrates qui se jouent actuellement, et ont livré leurs résultats dans déjà 7 de ces 10 Swing States. Et qu'est-ce qu'on y observe ?

Quand l'analyse des primaires démontre que Trump est le probable futur 45eme président des Etats-Unis.

Dans ces 7 États, la somme des militants républicains qui se sont déplacés pour la primaire est systématiquement et toujours supérieure à celle des démocrates. On peut relativiser en considérant qu'un fan de Marco Rubio ne votera peut-être pas pour un Trump. Le fait est que la réciproque est tout aussi vraie, un fan de Sanders n'étant pas plus automatiquement additionnable à une Clinton.

Je ne prétends sincèrement pas que mon analyse est infaillible, et il est à souhaiter que des électeurs républicains ne se retrouveront pas dans le discours de Trump. Mais le fait est que Clinton est pour beaucoup de républicains autant un repoussoir qui pourrait les conduire à voter pour le candidat républicain, quel qu'il soit. Un peu comme en France nombre d'électeurs de droite ont voté pour Sarkozy en 2012 malgré le fait qu'ils aient été clairement déçu par son bilan, et un peu comme nombre d'électeurs "de gauche" votent et voteront finalement PS malgré leur haine (réelle) pour le gouvernement actuel.

Ainsi, et si on s'en tient à l'analyse du réservoir de voix démocrates / républicains, le constat est sans appel : les républicains ont le vent en poupe plus que les démocrates en Iowa, au New Hampshire, au Nevada, en Virginie, en Caroline du Nord, en Floride et en Ohio. Soit un total de grands électeurs de ... 91. Soit 1 de plus qu'il n'en faut pour que Trump ne devienne président des États-Unis.

Vous considérez qu'il ne s'agit après tout que de primaires, et que le nombre de votants aux primaires n'est pas représentatif du nombre de votants aux présidentielles ? Alors voici un tableau comparant pour ces 7 états le nombre de votants aux présidentielles de 2012, et le nombre de votants aux primaires de 2016 (cumul démocrates et républicains).

(les valeurs correspondent à des milliers)

(les valeurs correspondent à des milliers)

Comme vous pouvez le constater, en Virginie, Caroline du Nord, Floride et Ohio, plus de 46% du stock des électeurs qui ont voté à la présidentielle de 2012 et voteront à la présidentielle de 2016 (à quelques variations minimes près) ont voté aux primaires ! Mieux, 74% du stock des électeurs du New Hampshire a voté ! Autant dire que le résultat du vote du New Hampshire à la présidentielle de 2016 est déjà connu, et qu'il s'agit là encore d'un État basculant à l'heure actuelle dans l'escarcelle des républicains, donc de Trump.

N'écoutez donc plus les chroniqueurs qui vous parlent des élections aux USA sans avoir analysé l'ombre d'une donnée, et comprenez que ce qui ne semblait qu'un scénario catastrophe il y a encore 6 mois est plus qu'en passe de devenir la réalité.



Article initialement publié sur Linkedin :
https://www.linkedin.com/pulse/quand-lanalyse-des-primaires-d%C3%A9montre-que-trump-est-le-poirier?trk=prof-post

Macron, le brutus de Hollande ? Non. Le piège de Hollande contre la droite, oui.

Publié le par GrandNicolas

Macron, le brutus de Hollande ? Non. Le piège de Hollande contre la droite, oui.

On entend parler plus que de lui. Macron, l'homme en forme du moment (en forme, pas pour ses résultats économiques s'entend, mais pour son omniprésence médiatique), s'apprêterait tel un vil Brutus à trahir son mentor François Hollande, et serait en route pour se présenter à la présidentielle.

Cela, c'est ce que vous pouvez lire et entendre partout.

Sauf que c'est une belle histoire, ou plutôt, un storytelling tout droit pondu par EuroRSCG, cette même agence de comm faiseuse de roi qui a réussi le tour de force de faire croire au pays entier en 2011 que Dominique Strauss-Kahn était un génie de l'économie qui allait sauver la France, avant que ce dernier n'apparaisse pour ce qu'il est, c'est à dire quelque chose que je ne peux même pas nommer avec les mots péjoratifs adéquats pour éviter un procès en diffamation/injure et autre.

Macron, le brutus de Hollande ? Non. Le piège de Hollande contre la droite, oui.

La réalité, la voici.

Au début de 2016, François Hollande est confronté à un gros problème. Comme tout politique addict aux mandats, il ne vise rien d'autre que sa réélection à l'horizon 2017. Sauf que rien ne se passe comme prévu. Son meilleur ennemi, Nicolas Sarkozy, qui devait lui être opposé pour un match retour dont il pensait "naturellement" qu'il allait le gagner (dans sa tête, juste parce qu'il l'a déjà battu en 2012. N'allez pas chercher plus loin), se retrouve en difficulté au sein de son parti, et tout annonce que le candidat des républicains sera finalement et de manière assez improbable Alain Juppé, vieux (il le reconnait lui même) 1er ministre sur le retour, n'ayant pas grand chose d'autre à proposer comme programme d'avoir convaincu Bayrou de ne pas se présenter s'il obtenait l'investiture, et de ne pas faire plus d'un mandat s'il était élu (on prend les paris que élu, il reviendrait sur cette promesse ? Mais passons). Bref, pour Hollande, c'est la tuile.

Surtout, il apparait sondage sur sondage, élection sur élection, que le Front National, l'éternel épouvantail de la vie politique, et porté par le climat anxiogène de défiance envers les politiques "classiques" et par les attentats (et ceux du 13 Novembre risquent bien hélas de ne pas être les derniers en France d'ici la présidentielle), sera, quoiqu'il arrive, au second tour, probablement aux alentours des 30% au 1er tour. Ce qui ne laisse du coup qu'une place pour un challenger, et selon les sondages, cette place reviendrait à la droite, donc Alain Juppé éventuel gagnant de la primaire.

Croyez-vous sincèrement qu'un politique addict au pouvoir comme François Hollande puisse accepter, un an à l'avance, la certitude d'être battu à l'élection qu'il veut à tout prix remporter à nouveau, sans rien tenter ? Si oui, vous êtes probablement des mêmes naïfs qui croient que François Hollande pourrait ne pas se représenter. Là encore, une immense plaisanterie.

Bref. Pour François Hollande, l'équation est simple. S'il veut arriver au second tour, il doit chiper, d'une manière ou d'une autre, la place qui revient sur le papier à Alain Juppé. Mais comment faire ?

La force d'Alain Juppé, c'est essentiellement de s'être assuré la ralliement de François Bayrou et l'assurance que ce dernier ne se présenterait pas s'il était le candidat des Républicains (je n'ai entendu à ce jour aucune personne enthousiaste sur cette candidature, juste une "résignation générale" à voter pour lui car candidat le mieux placé -en théorie- à droite pour gagner la présidentielle). Ainsi, sachant que quel que soit le candidat de la droite, cette dernière peut compter sur un socle d'irréductibles autour de 20%, et que les voix centristes correspondent peu ou prou à 7/10%, Juppé se met hors de portée d'un François Hollande affaibli et décrédibilisé par des résultats économiques navrants (entre autres résultats navrants).

Alors pour prendre des voix à Juppé, on (avec la contribution non bénévole de EuroRSCG) a créé de toute pièce cette candidature Macron, faisant monter cette personnalité dans l'esprit de l'opinion qui n'en avait encore jamais entendu parler (alors que objectivement, il n'a aucune réalisation concrète à son actif autre que quelques lignes de bus, et l'économie du pays dont il est responsable est dans un état franchement piteux), le présentant en jeune homme dynamique ambitieux, un "Tony Blair" à la Française, et autre fumisterie.

Macron, le brutus de Hollande ? Non. Le piège de Hollande contre la droite, oui.

Tout est dans ce constat : Macron, s'il n'avait pas été nommé pas François Hollande au gouvernement, n'aurait jamais été présenté comme une "personnalité de gauche", seul ce "parrainage" lui permettant de bénéficier peu ou prou de cette étiquette (et encore, son passage par la banque Rotschild reste en travers de la gauche de la majorité des "ténors de gauche"). S'il se présentait à une primaire fermée au seul PS, comme celle de 2011, il est à peu près certain que Macron ne ferait pas plus que Valls, c'est à dire 5,63 % et 149.103 voix. En revanche, si Macron se présentait à une primaire à LR, il est certain qu'il y remporterait beaucoup plus de succès.

Et c'est tout là l'origine du calcul manichéen de François Hollande.

Macron directement candidat à la présidentielle (pas à la primaire de droite), il est certain que celui-ci raflera en immense majorité des voix "à droite" et mordra très peu, totalement à la marge, dans l'électorat de François Hollande. Tout le calcul de ce dernier (avec la complicité de Macron ? Ou tout simplement, celui-ci est totalement naïf et ne se rend pas compte du fait qu'il n'est qu'un jouet aux mains du président ?) est que Macron morde assez sur l'électorat d'Alain Juppé (et ce ne sera pas difficile, notamment à cause de l'age de ce dernier, son usure du pouvoir dans un contexte de demande de renouvellement, et aussi, sa condamnation pour les emplois fictifs de Paris) pour faire descendre assez ce dernier, aux alentours de 20% ... pour le mettre à portée d'un Hollande ayant fait le ménage en bloquant un maximum toutes autres candidatures "à gauche", et s'assurant ainsi un socle minimal autour de 23/25%. Mieux, débarrassé de Macron le temps de la présidentielle, récitant la fable de la trahison, François Hollande aura plus de facilité à fédérer cette base de gauche minimale dont il a besoin pour parvenir au second tour.

Il s'inviterait alors in-extremis à la place "promise" à Alain Juppé au second tour de la présidentielle, face à Marine Lepen et persuadé qu'un "front républicain" lui assurerait sa réélection. Ce dont je suis loin, très loin d'être convaincu, mais on en reparlera.

Macron, le brutus de Hollande ? Non, le cheval de Troie, indéniablement.



Article initialement publié sur Linkedin :

https://www.linkedin.com/pulse/macron-le-brutus-de-hollande-non-pi%C3%A8ge-contre-la-droite-poirier?trk=pulse_spock-articles

Beau mouv ce matin de Cruz, qui obtient le retrait...

Publié le par Nicolas Poirier